Monday - 24.September.2018


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Versailles : le toit de la chapelle du château retrouvera son lustre

 

Versailles. Le chantier de rénovation du toit de la chapelle du Château de Versailles débutera sans doute au début de l’année prochaine et durera trois ans afin de redonner son lustre à un ouvrage qui a souffert du temps. 

C’est ce qu’on appelle communément un « chef-d’œuvre en péril. » Le « chef-d’œuvre de Jules-Hardouin Mansart », dixit Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments historiques. Mais la chapelle du château de Versailles a désormais 206 ans et a subi les outrages du temps. Et notamment son toit, éprouvé par les années qui passent et les intempéries, la tempête de 1999 ayant elle aussi laissé des traces.

Début 2017, un chantier colossal de réhabilitation de la toiture devrait donc être entrepris pour une durée de trois ans. Enfin. « Quand on m’a chargé du Château il y a vingt-cinq ans, il s’agissait déjà d’une priorité, rappelle Frédéric Didier. Ce chantier, c’est une montagne qui fait un peu peur. »

Les chiffres sont d’ailleurs vertigineux : 3 000 m2 de façades et 1 000 m2 de charpente devront ainsi être traitées, de même que 335 m2 de couverture. 1 016 panneaux de vitraux sont également à restaurer. Le tout nécessitera la pose d’un échafaudage de 50 m de haut et la pose d’un parapluie géant de 1 400 m2 pour en recouvrir le sommet et surtout, protéger les peintures de la voûte.

« Ce sera une grande et longue aventure », prévient Catherine Pégard, présidente de l’Etablissement public du château. « Il faut redonner son lustre à ce lieu exceptionnel, note Frédéric Didier. Jamais Louis XIV n’a lésiné sur la qualité de cette œuvre, même lorsque les guerres vidaient les caisses de l’Etat. »

D’ailleurs, côté financement, le château pourra compter sur la fondation Philantropia, laquelle viendra aider à boucler un budget avoisinant les 7 M€ en fédérant sans doute autour d’elle d’autres mécènes pour une suite à ces travaux : la restauration des parties basses de l’édifice. De nombreux corps de métier seront appelés à participer à ce chantier : charpentiers, couvreurs, verriers, vitriers, tailleurs de pierre, métalliers ou encore doreurs, serruriers et sculpteurs. « Tout le monde s’était surpassé pour construire cette chapelle il y a 200 ans, souligne Frédéric Didier, il s’agira d’être dignes de nos prédécesseurs. »

 

Source: leparisien.fr / Laurent Mansart

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