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L'ardoise s'exporte dans le monde, le Quernon aussi !

Dans leur laboratoire, basé à Saint-Léger-des-Bois (Maine-et-Loire), les quernons sont produits par millier pour répondre à la demande.

Dans l’atelier où sont fabriqués les précieux carrés bleus, les petites mains s’affairent en ces périodes de fêtes. Pas le temps de papoter, la fin du mois de décembre est intense pour les salariés. « Plus de 35 000 quernons d’ardoise sont produits chaque jour, informe Romain Wirtz, président et copropriétaire de la Maison du Quernon avec Michel Galloyer. Entre les fêtes et notre nouveau packaging qui a fait décoller nos ventes de 30 %, nous avons du mal à suivre le rythme. Nous pensons installer une deuxième ligne de production début 2018 ».


Et pour cause. Basé à Saint-Léger-des-Bois, l’atelier de fabrication n’est pas bien grand. Difficile d’imaginer que, tous les ans, plus de 35 tonnes de chocolats sont fabriquées dans cette pièce où travaille une dizaine de salariés.

« Huit heures pour produire 270 kg »

« La nougatine est réalisée dans notre atelier, rue des Lices, à Angers. Ici, nous faisons le chocolat bleu, nous enrobons les nougatines et nous mettons les quernons dans leurs emballages », poursuit le jeune entrepreneur de 33 ans. Au fond du laboratoire, entièrement blanc, se trouve une machine. C’est elle qui fabrique le chocolat et assemble les quernons. Un mécanisme conçu spécialement pour la Maison du Quernon. Et qui détient la recette de ce fameux chocolat bleu. Son secret ? « Pour obtenir cette couleur, nous teintons du chocolat blanc avec des pigments naturels issus de l’indigotier, une plante tropicale », détaille Romain Wirtz. Et depuis sa création en 1965, la recette de cet « or bleu », comme il l’appelle, n’a pas évolué.

Une fois concocté, le chocolat coloré vient enrober la nougatine préalablement disposée sur un tapis roulant. Et les chocolats sont aplatis pour obtenir la forme qu’on leur connaît. « Il faut huit heures pour produire 270 kg de quernons », précise le président. Le quernon, qui doit son nom à l’ardoise brute extraite des carrières d’Angers et de Trélazé, est ensuite refroidi et trié. « Nous vérifions s’ils sont bien teintés. Si nous voyons encore un peu de nougatine, nous les mettons de côté et ils serviront à la dégustation dans nos boutiques ». Les quernons zéro défaut sont ensuite rangés dans leurs emballages. Petite boîte carrée pour certains, sachet cartonné pour d’autres.

Prisé par les Japonais

« C’est important que nos quernons soient bien présentés. En octobre, nous avons lancé un nouveau packaging pour donner une image plus moderne, ajoute le copropriétaire. Cela nous a ouvert des portes. Les quernons auront bientôt un corner au printemps de Paris Haussmann ». Une porte d’entrée vers de nouvelles conquêtes étrangères. Le petit chocolat bleu est déjà très prisé par les Japonais. « Il fait partie du top 10 des ventes de chocolats au Japon. Début janvier, nous allons d’ailleurs envoyer une tonne de quernons là-bas, c’est un best-seller de la Saint-Valentin nippone », assure Romain Wirtz.

Vendu aussi aux États-Unis et en Thaïlande, le quernon d’ardoise pourrait bien conquérir prochainement la Corée du Sud. La petite douceur angevine n’a pas fini de séduire.

Source : www.ouest-france.fr - Déc. 2017 - C. Mercier

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